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Catégorie: voir

Un épisode dans la vie du peintre voyageur, César Aira , éd. André Dimanche

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© photo aloredelam

Le temps était devenu absolument parfait en cette fin d’été. Les paysages gagnaient une plasticité infinie ; selon les heures, ils s’enveloppaient dans la luminosité de la cordillère et devenaient transparents, en d’interminables cascades de détails. La lumière des après-midi , filtrée par l’imposante muraille de pierre des Andes, était un pur fantôme, une optique intellectuelle, habitée par les roses intempestifs de début de soirée. Les crépuscules se prolongeaient pendant dix, douze heures . Et la nuit, des rafales de vent replaçaient étoiles et montagnes sur la trajet des promenades des deux amis. S’il était vrai, comme disaient les bouddhistes, que tout ce qui existe, jusqu’à une pierre, une feuille morte ou un frelon, avaient existé auparavant et existeraient ensuite, que tout participait d’un grand cycle de renaissances, alors tout était un homme, un seul homme à l’échelle du temps. N’importe quel homme. Bouddha ou un mendiant, un dieu ou un esclave. Avec suffisamment de temps, l’univers tout entier se recomposait sous la forme d’un homme. Ce qui avait de grandes conséquences pour le procédé : on sortait de l’automatisme d’une mécanique transcendante, , où chaque fragment retrouve sa place prédéterminée ; chaque fragment pouvait être n’importe quel autre, et la transformation n’avait plus lieu dans le cycle du temps, mais dans celui du signifié . Cette idée pouvait engendrer une conception de la réalité totalement différente. Dans son travail, Rugendas avait commencé à noter que chaque trait du dessin ne devait pas reproduire un trait correspondant de la réalité visible, dans une équivalence terme à terme. Au contraire, le trait avait une valeur constructive . Ainsi, la pratique du dessin continuait à être irréductible à la pensée et, en dépit de sa parfaite assimilation du procédé, il pouvait continuer à dessiner.

© César Aira et éditions André Dimanche

Jean Capdeville


“livre d’artiste, un auteur chante , je danse autours”
(jean capdeville , peintre)

quand j’ai lu ses mots ce fut un éblouissement ,
il y avait le chant et la danse deux mots tronc pour moi ,
et cette façon de le dire , si simple , si totale comme une évidence ,

quel grand peintre ! libre ,
libre car fidèle à ce qu’il sait être et qu’il creuse , creuse ,
et la force, la force de la terre , la force des roche , le sang , le son sourd , total , la résonnance ,
le refus de renoncer à ce qui s’instille
sang hématite la terre le corps se sait et s’élance le corps le tout ,
les deux pieds rieurs tiennent à cet aimant

” la peinture, les peintures toujours cette plaque noire, symbole et témoignage d’un attachement mortel cassé en deux ,, la guerre – que je tente de ressouder dans la limpidité, la chaleur du possible – jean”

Anne Slacik


Anne Slacik

j’ai reçu une invitation à cette magnifique exposition de Anne Slacik à la maison Triolet/Aragon, j’ai été saisi par cette peinture puissante et sobre qui nous offre un voyage dans la couleur et l’espace, nous invite à nous immerger dans l’essence même de la nature, à participer à cette magie dans l’acte de peindre,
Voila une peintre qu’il faut absolument connaitre, d’autant plus qu’elle a travaillé avec beaucoup de poètes.

à visiter son site qui nous réserve de magnifiques surprises ,
quelle superbe découverte , merci internet !

exposition LONH-Peintures Maison Elsa Triolet – Aragon , St Arnoult en Yvelines

du 10 février au 15 avril 2007

www.maison-triolet-aragon.com

( à noter mais je ne sais pas si cela a un rapport , que le titre de l’exposition , LONH, est aussi le titre d’une superbe composition pour violoncelle de la superbe compositrice finlandaise
Kaija Sariaaho)

bernard noël


Bernard Noel peintre

réflexion très interessante sur l’art et la peinture de Bernard Noël at http://tessons1.canalblog.com/archives/2007/02/21/4069617…

ces quelques réflexions me semble nous faire réfléchir profondément à l’attitude face à l’art , la réalité , soi et aller retours car mon impression est que l’on revient en boucle au point de départ sans jamais pouvoir se perdre de vue , mais la posture est passionante

Chillida

lo profundo es el aire et CHILLIDA

lo profundo es el aire … ce vers de Guillen a inspiré le grand sculpteur, voila un prélude à une plus grande note sur chillida à venir , au même endroit , gure aitaren etchea , littéralement “la maison de nos pères”, d’ou le “surnom” de mon atelier

Kimura


le peintre KIMURA

le peintre planté dans son corps et axé par le regard est projeté sur l’immensité cosmologique du figuier, monde en soi , où le peintre cherche à voir,

qu’il cherche à dépasser,
le peintre est là complètement immergé dans l’univers ,

J’aime cette idée et la photo rend cet absolu de lumière.

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