l’envol de la parole

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Catégorie: revenir

derouin

©radio-canada
merci à jack Desmarais de m’avoir fait découvrir ce grand artiste

fondation Derouin
comme dirait louve : ” MIAM!

à écouter sur radio-canada.com

…”René Derouin, parti à la recherche de lui-même en 1955, pose son regard sur le monde, sur les autres, sur l’autre, il veut traduire ce qu’il voit. Cependant, son regard plonge vers l’intérieur. C’est ainsi qu’il parvient à faire affleurer à la surface de la toile, du papier, du bois, du bronze, bref de toute matière qu’il touche, l’essence de la tragédie humaine. Homme du XXe siècle, cherchant son identité propre en traversant l’Amérique, de Montréal à Mexico, revenant vers sa terre première, poussant jusqu’à l’Orient, René Derouin intègre toutes les mutations, toutes les migrations, qui font partie du destin de l’être humain moderne. De sa recherche d’identité, de son aventure personnelle, il sait faire une oeuvre unique ouverte sur le monde.” (extr.http://www.paroissestpaul.ca/deroin.html)
…identité, migration, métissage
…réfléchir et créer sur le sens du lieu
…Le largage, c’est un geste qui m’a donné naissance, me permettant de me larguer moi-même

© galerie simon Blais

à voir : la traversée du territoire
” La Traversée du territoire traite de notre appartenance au lieu, de notre dépendance aux forces de la nature et des difficultés que rencontrent les populations en migration. “

écrire l’autrement

domination de clarke

en réponse à l’article de Cathy Garcia sur le livre “Dominations” de Bruce Clarke, Ed. Homnisphères clark :

Collection Savoirs Autonomes / Format 14 X 19 cm / 224 pages

140 tableaux en couleur – Textes Français et Anglais

ISBN : 2-915129-15-0

Prix : 20 euros

Des extraits de l’ouvrage sont en ligne sur http://www.homnispheres.com

merci de cette découverte , la couverture “arts derniers” donne une idée de la peinture , je n’ai pas trouvé les extraits alors c’est difficile de dire , néanmoins une réflexion : et si ce travail là continuait à s’enracinner dans cette vision de cette civilisation destructrice et ravageuse , cela a toujours été ma peur et j’ai toujours privilégier une recherche qui aille chercher des témoignage de ce que la “vie” , “l”être” est pour ceux de ces autres mondes , comme par exemple à HaÏti Franketienne , en afrique Tanella Boni , ken Bugul ou d’autres , car l’aliénation puise ces sources dans l’identité , niée bafouée , voire versée au bord de l’abime ( lit.aborigène , Alexis Wright par exemple ‘plaines de l’espoir’) on va me dire que le dépotoir de la civilisation occidentale est partout comme une peste , irrespirable et détruit même jusqu’a la possibilité d’entrevoir un avenir ( afrique du sud par exemple tant la violence a été grande , et les conditions de vie anihilante,
néanmoins la graine de l’espoir humaine qui est dans cette parcelle de vérité en nous est peut être à traquer pour rejaillir , je me souviens de cette image de cette femme noire acculée à la folie solilloquant sous les périphs de la nouvelle orléans qui me semblait être comme le germe d’un rêve plus fort que l’acier et l’asphalte , des favellas nait aussi cette samba et cette douceur entrevue , mais tu vas me dire que la vie est sans pitié et que c’est moi qui une vision occidentale qui se refuse au désespoir , je ne sais pas , tant l’horreur est grande , je pense au cinéaste Djibril Diop Mambety et je me dis que je n’ai peut être pas tort ,
mais je vais essayer de trouver des extraits de “domination” , et me faire une idée par moi même ,

en fait ma réflexion dominante est celle ci , et si on commençait par laisser parler l’humain , l’autre , que nous dirait il ? , pourquoi tant de créativité et de dynamisme à Haïti par exemple , pourquoi le jazz est il né de l’esclavage , pourquoi cette pensée créole si vivace et radicale (Césaire Glissant Condé Chamoiseau Pineau etc …)

certes à bien regarder ce qui s’écrie aujourd’hui et s’écrit , se peint etc…. on se dit que la vision d’horreur et de désespoir gagne sur la graine porteuse de vie , que le couvercle se referme , mais des voix s’élève toujours t Boni quand elle écrit “ma peau est fenêtre d’avenir ” et d’autre aussi

comme je l’ai déja dit dans une note “waati” pour moi le noeud central demeure dans le reconquète de soi , de sa terre , comme dans cette scène du masque , ce deuxième visage où Nandi devient ce visage dans le clair obscur révélant et disant le masque qui se fait jour et livrant passage à l’action main tendu à l’afrique qui meurt

des mots , des mots , peut être mais la poésie qui s’habille , transite , vole sur ce tapis de mots est aussi cette action essentielle de récupération , le mot est laid , de la parole , la parole qui nomme est centrale dans la reconnaissance de l’existence des choses qui demain existeront au lever du soleil samba magique d’après Vinicius de Moraes via l’orphéo négro de Camus ,

récurant aussi cette affirmation que l’écrivain dit pour ceux qui ne dispose pas de la parole , pour qu’elle puisse se dire peut être , et éloigner l’obscurantisme , la misère et l’automutilation ( Pyamootoo: “la litérature appartient aux éclopés ,crève-la-faim crève-la-vie à ceux la même qui ignorent ce qu’est un roman et dont le quotidien nourrit les plus belles histoires”)

enfin je veux le croire L

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