l’envol de la parole

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Catégorie: chanter

Antonio Placer

con harinos de dios y del diablo yo hago el pan de mis canciones
… guidons les pas de la dame blanche vers l’eau, le sel et le levain. Pétrissons ce festin avec les ombres de la nuit. Sculptons nos ennuis dans cette masse qui s’agrippe à nos bras comme un enfant perdu . Laissons-la bien fermenter pour que pousse très doucement le miracle qui se cache dans son dedans. Elle profitait du répit pour soigner toutes ses blessures, en buvant des canons de gnôle. A l’aube de la cuisson elle crachait dans le four, un mélange d’eau de vie et de salive, en lui disant : ” accueille mon esprit, cher feu, et sculpte le dans la croûte de l’alimentà naître . Qu’ un peu de ma vie s’incarne dans la chair sa mie . Ainsi soit-il .”
“Mamie, c’est dégoutant ! “ah mon Antonio Ricardo … On est peu de chose , tu sais… Dieu n’a eu besoin, pendant les sept jours de la création , que d’insuffler un minuscule soupçon de son haleine sur la matière, pour la rendre vivante . Moi qui ne suis personne, je dois cracher de toutes mes forces sur les braises, pour que le mystère de la cuisson, comme il faut, puisse s’accomplir. Un signe de croix proclamait la fin des hostilités.

© Antonio Placer

voir le site : www.antonioplacer.com harapomd2.jpg

le rythme et la parole

suite du concert dans les vents de l’inspire , en écho au disque de chemirani sur le rythme et la parole , la poésie est là ! le souffle , la cadence , le rythme , la prosodie etc …
à voir …

paru sur accord croisé

Benat Achiary


Benat Achiary , j’aime ce chanteur basque ,
d’une liberté et d’une force dans l’improvisation , il donne tout sa voix devient la montagne l’oiseau , il puise aux traditions basques , rejoint les navajos , a travaillé avec tout le monde ( lubat , manciet , lasserre , pedro soler , étage 34 , holmes , serge pey et j’en passe et des meilleurs …. ) à couper et renflouer le souffle ,je suis ému quand je le vois , il est de ces hommes de mon pays auquel je fus arraché , il est un homme auquel je ressemblerai si je pouvais ,

sa voix s’élance , vertige de l’oiseau qui martelle le roc de la montagne , de l’air qui attise le feu de la forge , et puis se fait douce jusqu’à rejoindre le silence ,

là il prend un livre , un recueil des poètes tangs , ghérasim luca ou pessoa , et se met à lire ….

La poésie est là , dans la voix dans le coeur , on est bouche bée , tout se rejoint ,

il organise tous les ans un festival des musiques du monde qui se croise et s’entrefilent , de toutes les musiques , de la poésie …

à Itxassu au coeur des vieux chênes et des monts basques , cette année il rendait hommage à jean Malaurie ,

l’art , la fête , la découverte de soi par la voix , la nature grandiose est là , mais moi je n’ai pas pu y aller !

il est avec charles Lloyd et jeanne lee et d’autres magiciens, une de mes plus fortes inspirations.

marie jo thério


marie jo thério

à écouter d’urgence les chanson “le café Robinson” ou “arbre à fruit”que j’aime tant !
podcast

“j’voudrai être large comme le desert
je voudrai couler comme une rivière”


Marie Jo que tu es belle , tu es la beauté même toute en frisson !

si étrange et si proche comme une écharpe dont on s’enroule quand le vent ramène trop d’embrins sur mon rivage ,

ton murmure oiseau shine sur ma grève

Marie jo Thério sur le blog esprit nomade

Neruda


Pablo NERUDA , en voici un magnifique chanté par Paco Ibanez dont la voix aussi est envoutante et que je trouve proche de celle de Yupanki , différente mais proche ,

la musique atteint là un pic dans la mélancolie amoureuse , et je ne peux écouter cela sans pleurer des fontaines surgies des profondeurs de mes veines en strates rocheuses , l’émotion retenue depuis les montagnes sacrées de mon âme , altitude de pentes neigeuse cristallisées , ravins en effondrements insondables , glaciers de lave d’amour contenu , profondeurs de l’être aux accents vertigineux , oeil perçant de cet aigle aux ailes en étendard de la liberté condor de l’exaltation aux plumes nuages vapeur de mon coeur ; au loin si proche fondent en sanglots avalanches vers l’ébleuissement de la mer qui m’appelle de toute sa ferveur passionnée.

Pablo Neruda

MIKEL LABOA


la forêt martellée au frisson

( xoriek)

Xarma eta harridura azken unera arte gordetzen dituen komunikatzaile mitikoa dugu Laboa; distira, transgresioa, identitatea eta modernitate herrikoi hurbila darizkio bere lan orori eta, oraingoan ere, kantu berriak biltzen dituen disko honetan, intuizio berdina topatzen dugu: alde batetik, txorien mundu oniriko, metaforikoa, eta, bestaldetik, bere oinarri zein inspirazio iturri izan diren hainbat autoreri eskainitako omenaldiak (Joyce, Billie Holliday, Brecht, Brel ).

comme disait Anna Moï, laissons les langues intraduites on y comprend tellement d’autres choses , c’est mieux comme ça , non !

( james joyce in memoriam)

le grand chanteur basque puise aux profondeurs fissurées de la voix et de l’abri antédilluvien , arrache aux sonorités abruptes et rêveuses la plus grande modernité ,

homme se dressant aux rochers vers l’océan au ciel de l’avenir, il parle à tous des chemins de l’imaginaire entrevus , comme Benat Achiary , à qui ma peinture et mon amour de la poésie doit tant, comme Chillida qui du haut de sa terre abordait à tous les archipels de l’intelligence humaine , la poésie et les éléments .

Il trace une voie et redonne voix à Joyce, Brecht, Brel et Billie Holliday, Atahualpa Yupanqui, Bernardo Atxaga, Joxe Anton Artze) en remous oniriques sonner toutes les langues au trajet vocal de son .
(negua , ) les chansons que je préfère sont trop longues , hélas ! à voir sur le site de elkarlanean http://www.elkarlanean.com

ça-ï


marilis orionaa (ça-i)

marilis orianaa ,la vahiné des pyrenées et chanteuse béarnaise, chante la langue gascogne avec force et tripes :

http://aloredelam.hautetfort.com/files/11_Piste_11.wma

la bugada en hommage à Pierre Arrius-Mesplé

Atahualpa Yupanqui

la voix scande et ouvre le poème

danza de la paloma enamorada

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poète et musicien argentin:

(préface à “airs indiens“)
“Il revendique et assume hautement le double héritage des aïeux qui lui “galopent dans le sang” . “Mes forces me viennent de loin dit ATAHUALPA YUPANQUI . De la la vie libre conseillée par mes ancètres basques, du silences de forêt et de pierre que mes ancêtres indiens mirent comme un dépot sacré dans cette étrange caisse de résonnance que m’a donné la nature en guise de corps et d’esprit … et je me suis trouvé face à un long chemin, attaché à une guitarre, me disant que c’était là une énorme responsabilité. Et dans les limites de ma capacité moins forte que ma conscience j’ai pesé chaque parole d’une chanson, chaque couleur d’une copla, chaque sentiment qui attendait le chant pour fleurir.”

podcast

Paco Ibanez canta José Agustin Goytisolo

le peintre chantonne , le poète voit et le chanteur sculpte… et tout ça en même temps!

“por mi mala cabeza

yo me puse a escribir

otro por mucho menos

se hace guardia civil

por mi mala cabeza

crei en la libertad

otro respira incienso

las fiestas de guardar

por mi mala cabeza

contra el muro topé

otro levanto el muro

con los cuernos tal vez

por mi mala cabeza

siempre digo verdad

por mi mala cabeza

me descabezaràn”

Pete Seeger

it takes a worried man to sing a worried song….

I invented words for things i didn’t know ( pete seeger)

Pendant des années , j’ai adoré Pete Seeger , il était un peu comme un père spirituel pour moi , un chanteur humaniste , copain de woody guthry, lee Hays et de plein d’autres , qui aimait chanter les chansons qu’ils récoltait aux quatres coins de l’Amérique terrienne et du monde fraternel il y a eut l’Afrique du Sud, l’Ecosse , le nicaragua , la France de Rousseau et de la commune …) ,

il était engagé dans le syndicalisme héroïque américain de l’époque des 40s , il s’enthousiasmait pour les causes environementales comme le nettoyage de l’Hudson river ,

ces concerts étaient des sing-along où il invitait les gens à chanter les “harmonies “avec lui, dans le but je crois de les entrainer dans la musique comme dans un chemin de prise de conscience, à partager cet acte de parole ,valeureux en tendresse,

j’ai continué à suivre cette ruelle artistique et ai voulu rester engagé dans l’humain, à coller à la sueur du temps dans les pores de l’effort,

réunir et donner à entendre l’unique dans une confraternité, un calumet de la pai toujours au chaud comme un bon vin cuit de derrière la commode comme une antidote à l’épluchoir de dollars

faire partie de cette ronde belle et douce qui tournoit comme un trésor de main en main, la confrèrie de nature oh tous les amis du bon temps bon vent, embrasse le sol d’un pas fusionnel…

toutes les langues, toutes les causes en avant le bouclier du chant optimiste universel s’ oppose à la cause injuste si elle ne crée pas un espace ou l’homme peut vivre , en entier aimant ! )

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