Antonio Placer
voir le site : www.antonioplacer.com 
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suite du concert dans les vents de l’inspire , en écho au disque de chemirani sur le rythme et la parole , la poésie est là ! le souffle , la cadence , le rythme , la prosodie etc …
à voir …
paru sur accord croisé

Benat Achiary , j’aime ce chanteur basque ,
d’une liberté et d’une force dans l’improvisation , il donne tout sa voix devient la montagne l’oiseau , il puise aux traditions basques , rejoint les navajos , a travaillé avec tout le monde ( lubat , manciet , lasserre , pedro soler , étage 34 , holmes , serge pey et j’en passe et des meilleurs …. ) à couper et renflouer le souffle ,je suis ému quand je le vois , il est de ces hommes de mon pays auquel je fus arraché , il est un homme auquel je ressemblerai si je pouvais ,
sa voix s’élance , vertige de l’oiseau qui martelle le roc de la montagne , de l’air qui attise le feu de la forge , et puis se fait douce jusqu’à rejoindre le silence ,
là il prend un livre , un recueil des poètes tangs , ghérasim luca ou pessoa , et se met à lire ….
La poésie est là , dans la voix dans le coeur , on est bouche bée , tout se rejoint ,
il organise tous les ans un festival des musiques du monde qui se croise et s’entrefilent , de toutes les musiques , de la poésie …
à Itxassu au coeur des vieux chênes et des monts basques , cette année il rendait hommage à jean Malaurie ,
l’art , la fête , la découverte de soi par la voix , la nature grandiose est là , mais moi je n’ai pas pu y aller !
il est avec charles Lloyd et jeanne lee et d’autres magiciens, une de mes plus fortes inspirations.
à écouter d’urgence les chanson “le café Robinson” ou “arbre à fruit”que j’aime tant !
“j’voudrai être large comme le desert
je voudrai couler comme une rivière”
Marie Jo que tu es belle , tu es la beauté même toute en frisson !
si étrange et si proche comme une écharpe dont on s’enroule quand le vent ramène trop d’embrins sur mon rivage ,
ton murmure oiseau shine sur ma grève
Marie jo Thério sur le blog esprit nomade
Pablo NERUDA , en voici un magnifique chanté par Paco Ibanez dont la voix aussi est envoutante et que je trouve proche de celle de Yupanki , différente mais proche ,
la musique atteint là un pic dans la mélancolie amoureuse , et je ne peux écouter cela sans pleurer des fontaines surgies des profondeurs de mes veines en strates rocheuses , l’émotion retenue depuis les montagnes sacrées de mon âme , altitude de pentes neigeuse cristallisées , ravins en effondrements insondables , glaciers de lave d’amour contenu , profondeurs de l’être aux accents vertigineux , oeil perçant de cet aigle aux ailes en étendard de la liberté condor de l’exaltation aux plumes nuages vapeur de mon coeur ; au loin si proche fondent en sanglots avalanches vers l’ébleuissement de la mer qui m’appelle de toute sa ferveur passionnée.
Pablo Neruda
Xarma eta harridura azken unera arte gordetzen dituen komunikatzaile mitikoa dugu Laboa; distira, transgresioa, identitatea eta modernitate herrikoi hurbila darizkio bere lan orori eta, oraingoan ere, kantu berriak biltzen dituen disko honetan, intuizio berdina topatzen dugu: alde batetik, txorien mundu oniriko, metaforikoa, eta, bestaldetik, bere oinarri zein inspirazio iturri izan diren hainbat autoreri eskainitako omenaldiak (Joyce, Billie Holliday, Brecht, Brel ).
comme disait Anna Moï, laissons les langues intraduites on y comprend tellement d’autres choses , c’est mieux comme ça , non !
( james joyce in memoriam)
le grand chanteur basque puise aux profondeurs fissurées de la voix et de l’abri antédilluvien , arrache aux sonorités abruptes et rêveuses la plus grande modernité ,
homme se dressant aux rochers vers l’océan au ciel de l’avenir, il parle à tous des chemins de l’imaginaire entrevus , comme Benat Achiary , à qui ma peinture et mon amour de la poésie doit tant, comme Chillida qui du haut de sa terre abordait à tous les archipels de l’intelligence humaine , la poésie et les éléments .
Il trace une voie et redonne voix à Joyce, Brecht, Brel et Billie Holliday, Atahualpa Yupanqui, Bernardo Atxaga, Joxe Anton Artze) en remous oniriques sonner toutes les langues au trajet vocal de son .
(negua , ) les chansons que je préfère sont trop longues , hélas ! à voir sur le site de elkarlanean http://www.elkarlanean.com
la voix scande et ouvre le poème
poète et musicien argentin:
(préface à “airs indiens“)
“Il revendique et assume hautement le double héritage des aïeux qui lui “galopent dans le sang” . “Mes forces me viennent de loin dit ATAHUALPA YUPANQUI . De la la vie libre conseillée par mes ancètres basques, du silences de forêt et de pierre que mes ancêtres indiens mirent comme un dépot sacré dans cette étrange caisse de résonnance que m’a donné la nature en guise de corps et d’esprit … et je me suis trouvé face à un long chemin, attaché à une guitarre, me disant que c’était là une énorme responsabilité. Et dans les limites de ma capacité moins forte que ma conscience j’ai pesé chaque parole d’une chanson, chaque couleur d’une copla, chaque sentiment qui attendait le chant pour fleurir.”
“por mi mala cabeza
yo me puse a escribir
otro por mucho menos
se hace guardia civil
por mi mala cabeza
crei en la libertad
otro respira incienso
las fiestas de guardar
por mi mala cabeza
contra el muro topé
otro levanto el muro
con los cuernos tal vez
por mi mala cabeza
siempre digo verdad
por mi mala cabeza
me descabezaràn”
I invented words for things i didn’t know ( pete seeger)
Pendant des années , j’ai adoré Pete Seeger , il était un peu comme un père spirituel pour moi , un chanteur humaniste , copain de woody guthry, lee Hays et de plein d’autres , qui aimait chanter les chansons qu’ils récoltait aux quatres coins de l’Amérique terrienne et du monde fraternel il y a eut l’Afrique du Sud, l’Ecosse , le nicaragua , la France de Rousseau et de la commune …) ,
il était engagé dans le syndicalisme héroïque américain de l’époque des 40s , il s’enthousiasmait pour les causes environementales comme le nettoyage de l’Hudson river ,
ces concerts étaient des sing-along où il invitait les gens à chanter les “harmonies “avec lui, dans le but je crois de les entrainer dans la musique comme dans un chemin de prise de conscience, à partager cet acte de parole ,valeureux en tendresse,
j’ai continué à suivre cette ruelle artistique et ai voulu rester engagé dans l’humain, à coller à la sueur du temps dans les pores de l’effort,
réunir et donner à entendre l’unique dans une confraternité, un calumet de la pai toujours au chaud comme un bon vin cuit de derrière la commode comme une antidote à l’épluchoir de dollars
faire partie de cette ronde belle et douce qui tournoit comme un trésor de main en main, la confrèrie de nature oh tous les amis du bon temps bon vent, embrasse le sol d’un pas fusionnel…
toutes les langues, toutes les causes en avant le bouclier du chant optimiste universel s’ oppose à la cause injuste si elle ne crée pas un espace ou l’homme peut vivre , en entier aimant ! )