août 15, 2008

l’alphabet

A comme Bernardo Atzaga, obabakoak, césar Aira, le peintre en voyageur;

B comme Bioy Casares, nouvelles démesurées ; john Berger, d’ici là, la forme d’une poche ;

C comme Conrad , la folie almayer ; Césaire, moi laminaire; lewis Caroll;

D comme Du Bouchet, Darrieussecq, précisions sur les vagues, conan Doyle,

E comme  Eluard, le livre ouvert, (odysseas Eylitis),

F comme carlos Fuentes, l’oranger, christophe et son oeuf; Flaubert, l’éducation sentimentale ; Faulkner

G comme Antonio Gamoneda , Cecilia ; edouard Glissant, , traité du tout-monde ; Guillevic ; jorge Guillen ;

H comme nazim Hikmet, Homère, l’odyssée, Hrabal

I comme cabrera Infante, tres tigres tristes ;

J comme Juarroz, poesie verticales ; Jabès, Joyce

K comme Kipling, contes ; Kazantzaki, le christ recrucifié et Zorba ;

L comme doris Lessing, nouvelles africaines ; michel Leiris, zèbrage; Lorca etc.

M comme Henri Miller, les oranges de Jérome Bosch ( contenant un diable au paradis et peindre, c’est aimer à nouveau; bernard Manciet, aratea; Michaux, oeuvres, Montaigne, Merleau-ponty etc

N comme Naipaul, un drapeau sur l’ile; Neruda, mémorial de l’ile noire ;

O comme  Orwell, toute son oeuvre, hommage à la Catalogne (Onetti, ortega  y Gasset)

P comme  (Pavese, Pasternak, Proust, Pirandello),

Q comme (quignard)

R comme Rimbaud, oeuvres,

S comme laurence Sterne , tristram Shandy; Shakespeare, Soseki, l’équinoxe et au delà

T comme Tabuchi,

U comme Ungarreti

V comme Boris Vian, les fourmis,

W comme  Virginia Woolf , the waves ; williams Carlos Williams, spring and all;

X comme gao xinjiang, une canne à pêche pour mon grand-père, la montagne de l’âme;

Y comme w b Yeats,17 poèmes, théatre ;

Z comme (?/)Zora neale Hurston , and their eyes were watching god (une femme noire),

février 10, 2008

Antonio Placer

con harinos de dios y del diablo yo hago el pan de mis canciones
… guidons les pas de la dame blanche vers l’eau, le sel et le levain. Pétrissons ce festin avec les ombres de la nuit. Sculptons nos ennuis dans cette masse qui s’agrippe à nos bras comme un enfant perdu . Laissons-la bien fermenter pour que pousse très doucement le miracle qui se cache dans son dedans. Elle profitait du répit pour soigner toutes ses blessures, en buvant des canons de gnôle. A l’aube de la cuisson elle crachait dans le four, un mélange d’eau de vie et de salive, en lui disant : ” accueille mon esprit, cher feu, et sculpte le dans la croûte de l’alimentà naître . Qu’ un peu de ma vie s’incarne dans la chair sa mie . Ainsi soit-il .”
“Mamie, c’est dégoutant ! “ah mon Antonio Ricardo … On est peu de chose , tu sais… Dieu n’a eu besoin, pendant les sept jours de la création , que d’insuffler un minuscule soupçon de son haleine sur la matière, pour la rendre vivante . Moi qui ne suis personne, je dois cracher de toutes mes forces sur les braises, pour que le mystère de la cuisson, comme il faut, puisse s’accomplir. Un signe de croix proclamait la fin des hostilités.

© Antonio Placer

voir le site : www.antonioplacer.com harapomd2.jpg

février 8, 2008

Cummings for rêveur ….

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je
n’ai jamais
pensé que n’importe
quoi(même un
univers) puisse être
aussi tout à fait incroyable
ment minuscule que parfait cet
(oû presqu’invisible d’un là d’un)ici du
foyer d’une dame-colibri avec son immobi
lité qui est vraiment elle
(et penser quelle
réchauffe trois mondes)
qui est éton
nament un
J’oeil

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” était-ce m’émerveillais-je ” vraiment
toi? “
et une mésange
à tout le monde, sauf à moi quel
(en m’
appelant)qu’un il y a longtemps
qui était mort

,répondit


la br(commeunrêve)ume

rend
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(….)
” il est temps que tu nondeviennes
où était grimper et brillant
est l’obscurité et tomber
(à présent le mal est le seul bien)
parce que les courageux sont lâches tous
par conséquent désespère, mon coeur
et meurt dans la saleté …

© E. E cummings, 73 poèmes , ed. le temps des cerises/écrits des forges

février 8, 2008

Un épisode dans la vie du peintre voyageur, César Aira , éd. André Dimanche

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© photo aloredelam

Le temps était devenu absolument parfait en cette fin d’été. Les paysages gagnaient une plasticité infinie ; selon les heures, ils s’enveloppaient dans la luminosité de la cordillère et devenaient transparents, en d’interminables cascades de détails. La lumière des après-midi , filtrée par l’imposante muraille de pierre des Andes, était un pur fantôme, une optique intellectuelle, habitée par les roses intempestifs de début de soirée. Les crépuscules se prolongeaient pendant dix, douze heures . Et la nuit, des rafales de vent replaçaient étoiles et montagnes sur la trajet des promenades des deux amis. S’il était vrai, comme disaient les bouddhistes, que tout ce qui existe, jusqu’à une pierre, une feuille morte ou un frelon, avaient existé auparavant et existeraient ensuite, que tout participait d’un grand cycle de renaissances, alors tout était un homme, un seul homme à l’échelle du temps. N’importe quel homme. Bouddha ou un mendiant, un dieu ou un esclave. Avec suffisament de temps, l’univers tout entier se recomposait sous la forme d’un homme. Ce qui avait de grandes conséquences pour le procédé : on sortait de l’automatisme d’une mécanique transcendante, , où chaque fragment retrouve sa place prédéterminée ; chaque fragment pouvait être n’importe quel autre, et la transformation n’avait plus lieu dans le cycle du temps, mais dans celui du signifié . Cette idée pouvait engendrer une conception de la réalité totallement différente. Dans son travail, Rugendas avait commencé à noter que chaque trait du dessin ne devait pas reproduire un trait correspondant de la réalité visible, dans une équivalence terme à terme. Au contraire, le trait avait une valeur constructive . Ainsi, la pratique du dessin continuait à être irréductible à la penséeet, en dépit de sa parfaite assimilation du procédé, il pouvait continuer à dessiner.

© César Aira et éditions André Dimanche

janvier 9, 2008

les mains dans la vaisselle

extrait de “l’afrique est en nous” de Daniel Biga , éd. l’amourier

choc de vaisselle dans la cuisine à coté
tutta la mia vita dis! j’ai entendu ce-
là : l’eau couler gicler les fourchettes les couteaux les verres
zaïgus
les mains ridées ou jeunes nues ou protégées caoutchou-
tées latexées
presques toujours féminines ma mie mes
vies
je revois d’elles le reste chair-peau-poil
parole-sourire-cri-sanglots
le silence chaque fois qui clôt un chapitre

( pitchoun tu siès un “bastian - countrarié”! - dia pépé )

songe parfum de palme olive populaire la roug-
eur des mains ( aussi d’autres gants gynéco-
logiques ceux du secret interne toucher vaginal ce
qui dit la solitude inimaginable autrement )
autours d’une vaisselle il y a le monde entier

la vaisselle est un lac de douceur

c’était ma mère souvent ma grand mère aussi
ce fut ma grand soeur poi la piu piccola ce fut
Tante et Marraine et Gaby et Madame Laura et
Tata Simone et Madame Mondu et et Doudou et Aïcha puis
ce fut
L. qui m’accompagna quelques mois after my first wife
L. qui me tint compagnie quelques années puis
bien des co-pines blanchêtres noirêtres bronzêtres
blondinettes olivettes des zamies zou des maîtresses

( ces nominations changeant suivant tépock idéologies  les personnes leurs parcours)

ce fut moi aussi assez
souvent il faut le reconnaître durant de longues
divisions
finallement ( le laiss’pèr’) c’est toi aujourd’hui du
présent que j’écris tes mains belles- surtout fidèlement
aimées
tes mains dans la vaisselle douce enfin le robinet fermé j’at-
tends que tu me reviennes….

autour d’une vaisselle vit le monde l’humanité

la vaiselle c’est un océan d’hunanimité

17

” comme elle est belle ! comme elle est grosse ! “
dit-elle
- cara è una coda d’amoroso !
” moi-dit-elle- j’ai des pouvoirs de magnétiseur
d’un petit truc comme ça je fais un gros ma-
chin…

t’as vu ça la magie !”

donnez-nous aujourd’hui notre thym notre pin quotidien délivrez-nous
du mâle-à-bar
arbres abattus par centaines milliers sur dizaines de kilomètres de piste
tout ceci fouchtra me mrite pas un yota
écrasés par les bulldozers décim&és par les tronçonneuses
vous ai vu abattre pins chênes sans un cri
toi grand pin zen tordu en tes branches crucifiées
sur la neige
rien

© daniel biga et édition l’amourier

janvier 1, 2008

la parole se met en marche dans la langue et part …

c’est à un grand voyage dans la parole tel qu’on ne le trouve plus guère qu’en Afrique quand elle se lève prend son baluchon de son et déblatère les litanies des débuts des temps le long de ces chemins sans fin vrilles d’une incessantes rebondissante deux livre mains dans la mains m’y entrainent

Daniel Biga : l’afrique est en nous , l’Amourier,

Total KHAOS
(Zapologiedes superzhéroscontemporains)
s’autoclare s’autoclame
Oupen opvert salon mondial de l’autokonnerie
Monumentéléphantesque
l’ouragan n’importe couac s’annonce côte forte bourse
go New York go London go Berlin va Paris go Moskov go Sydney go Tokyio
itou à Tombouctou Sakhaline Kinshasa Pierrefeu au déserts itou aux poles itou
Mad Max braille truandaille assaille funéraille mitraille ferraille fricaille : triomphe
( “j’n'aime pas cett’ épok-é-mone!- et je plante des zarbres pour les zoiseaux”)
….
et plus loin

Il a plu au coeur du Sahara au milieu de l’aride
quelque ombre de bienfait de repos d’allégresse même
‘est alors glissée jusqu’aux racines
des plus sec parmis les arbrisseaux
jusqu’à la mamelle la plus assoiffée des rares animaux
sur le pauvre sur le maigre sur l’inculte sur le minéral
avec sa clique sa fraîche sa carresse
presché un giorno dourant la ploïa persévérare
parfois la pluie arrive au muscle du désert
quand menacée se sait la vie


c’est après que le môme romarin ce vagabond va-nu-pied
- peulh éthique plus gris qu’ébène - ce
berger meskin sans caprin ni ovin rencontra la princesse
il vit- il en fut illuminé à jamais-:
même en haillons même nue toujours d’une élégance
raffinée la princesse

le deuxième livre ,
Un paradis de poussière , de James Sacré, aux éditions André Dimanche ,
invite à une réflexion sur la parole le poème le voir le vivre l’amour , lêtre avec , un tas de choses du quotidien même au hasard d’un voyage au maghreb , la-bas ailleurs ou le corps se porte et rencontre l’autre

Evidemment le mot rien dès qu’on le dit
Se hurte à tout ce qui reste vivant,
Ce par quoi justement je touche (avec et sans précaution)
A ta parole à ta main, autant
Qu’à ton silence ou ton retrait.
Le mot rien dans le mot vivant ?

( à suivre)

décembre 11, 2007

Talisma Nasreen, poésie

….Rompt tes liens et lève toi !
De tes deux mains brise les, car ces mains t’appartiennent
Sauve toi aussi vite que tu peux, car ces jambes t’appartiennent
Vois l’existence avec tes propres yeux , ils t’appartiennent
Ris aux éclat, ces lèvres sont tiennes, comme ta nuque et tes cheveux.
Car tu t’appartiens totalement,
Et radicalement, tu es tienne.

regarde, ils viennent te dévorer,
Te lècher, te mordre,
Ils sont l’autre nom de la mort
L’autre nom de l’horreur. Ils viennent te boire,
Te laper, te fouler aux pieds.
Ces hommes n’ont rien d’humain.

Femme, méfie toi !
Ils te harcèlent
Poussés par un désir irrésistible et une colère
incontrôlable, la colère du maître.
Pourtant ce monde est à toi et tu peux y faire
ta vie comme tu l’entends.
S’il se trouve une rivière, nage en amont, en aval
S’il se trouve un ciel, vole d’un horizon l’autre.
Et si ta vie t’appartient vraiment ,
mène la à ta guise.
Femme, tu es ton seul maître.
….
tremblement 8

Si tu désires vraiment poser ta main sur mon coeur,
Toute l’eau demon corps se changera en fleuve.

Autobiographie

En Dieu nulle croyance.
Je contemple la nature avec ravissement.
Plus j’avance en tenant ma liberté par la main,
Plus l’establishment me retient par la manche
et me tire en arrière
Je veux me promener dans la ville au plus noir de la nuit
et pleurer toute seule, au hasard.
© Talisma Nasreen

décembre 1, 2007

le rythme et la parole

suite du concert dans les vents de l’inspire , en écho au disque de chemirani sur le rythme et la parole , la poésie est là ! le souffle , la cadence , le rythme , la prosodie etc …
à voir …

paru sur accord croisé

novembre 20, 2007

Herbe folle, illustré par Anne Slacik

Angèle Paoli me signale :

À l’occasion de la publication de son dernier livre peint, Herbe folle, herbe hors d’elle (texte de Jean-Pierre Faye, lithographies de Anne Slacik, éditions Rémy Maure, 2005-2007), Anne Slacik organise une soirée de lecture avec Jean-Pierre Faye le vendredi 30 novembre 2007 à 19h00 à la galerie Meyer Le Bihan
108, rue Vieille du Temple
75003 Paris
Tél/Fax : 01 42 71 81 16 / 17
contact@gmlb.fr
www.gmlb.fr

Voir aussi :
- le site d’Anne Slacik => http://pagesperso-orange.fr/anne.slacik/dernieresexpositions_galeriemeyerlebihan.htm

novembre 19, 2007

Cedric Lerible

reçu une petite plaquette de la revue esquisse ,ce poème du poète Cedric Lerible ne pouvait que me plaire, je le livre :

à Colette Gibelin

L’enfant

dans le ventre de la terre

n’a vu naître que des songes

portés sur le dos des fourmis

à la terre retournés

colliers brisés

son doigt a dérangé la lente procession

un instant

combien de regard s’évident ainsi

avec la fin salutaire du jour ?

© cedric Lerible revue Esquisse, publication de l’espaventau, ISSN 0399-7391